Billets d'humeur d'un cine-télé-spectateur
31 Août 2017
Le 26 juillet 1995, un ami rencontrait M. Pierre Defays alias Pierre Richard "en son Château Bel Évêque", au cœur du domaine viticole qu'exploite l'acteur, sur la commune de Gruissan (département de l'Aude)... Il avait obtenu du comédien un rendez-vous "à domicile" (estival) pour un entretien "exclusif" dont il avait proposé bénévolement la publication à la rédaction d'un magazine.
Très courtoisement reçu, mon ami, accompagné de son garçon de 13 ans (qui n'allait pas s'ennuyer!), passa quelque 90 minutes en tête-à-tête avec le Grand Blond, conversant librement sur plusieurs sujets, avec pour fil conducteur le naturisme et la nudité replacés dans le contexte de la communion avec la nature. Il faut savoir qu'à quelques quinze kilomètres de là existait l'un des plus grands centres naturistes de l’Hexagone.
Le paysage se prêtait bien à cet échange: la grande ferme de l'artiste entre pierres et marais salants, entouré de vignes aux cépages nobles, que balayait la tramontane!
L'intégralité (non publié dans le magazine et donc avec beaucoup d'inédits) sera publié ici ultérieurement... en épisodes.
Alors que la comédienne Mireille Darc vient de tirer sa révérence et que sa filmographie ressort sur les petits écrans, j'ai pensé opportun de citer l'extrait concernant le tournage de la scène "de la salle de bain" où l'acteur se trouve tenu "par contrat" de faire fi de sa pudeur quasi maladive!
"Dans le Grand Blond (de Yves Robert - 1972), il y a une scène où je vais, nu, de la baignoire au téléphone... Ça me gênait énormément! Cette scène, je la redoutais beaucoup. Dès le matin du tournage, au lever, j'en étais malade. C'était terrible!
"Mireille Darc devait aussi tourner nue et ça la gênait beaucoup (...). Sur un plateau de tournage, il n'y a que vous à poil devant quarante types habillés qui vous regardent (même s'ils n'ont plus rien à faire sur le plateau), les hommes sont là..."
Pierre Richard se lève (nous sommes installés assis sur une terrasse), joue le technicien concupiscent qui se confie à un collègue ("Mmm! Elle est pas mal foutue!").
"...Y a pas d'égalité. En plus, il y a les projecteurs. C'est horrible! Mais j'avais lu le scénario et j'avais signé. Il fallait donc que je le fasse!".
A suivre...
Propos recueillis par Gérard Foissotte (1995)